ROUGEOLE : Décès d'une fillette et quelques cas en Suisse romande

Une quarantaine de cas de rougeole apparus dans le canton de Vaud depuis début février 2009 coïncidant avec le décès d'une fillette savoyarde âgée de douze ans permet de relancer en Suisse romande la campagne de vaccination contre la rougeole dans une ambiance de panique et de chasse aux sorcières.

Le décès de cette fillette est révoltant, comme tous les décès d'enfants. Mais cette complication tout à fait exceptionnelle à cet âge, justifie-t-elle une telle panique médiatique généralisée et une mise en cause de notre organisation sanitaire ?

Avant la mise en vente du vaccin dans les années quatre-vingt, les épidémies périodiques de rougeoles comprenaient des milliers de cas. Elles ne suscitaient aucune inquiétude, les journaux n'en parlaient pas, les autorités sanitaires restaient sereines, les cas n'étaient pas plus déclarés que les rhumes, et contrairement à ce qui est prétendu aujourd'hui les services de pédiatrie ne recevaient que peu de cas. Nous invitons les journalistes à consulter les archives de la presse de l'époque.

Un garçon non-vacciné contre la rougeole et patient d'un des médecins du Groupe avait attrapé la maladie lors d'une mini-épidémie précédente. Les médias avaient mené grand tapage autour du transfert urgent de l'enfant au CHUV. En fait le garçon avait fait un pneumothorax, un incident qui aurait pu être la complication de n'importe quelle toux, et qui serait de toute façon survenu un jour ou l'autre. Des informations fausses et dramatisées ont été servies au public.

Nous l'avons constaté souvent, en matière de vaccination, la dramatisation à tout prix l'emporte sur la vérité. Voir la campagne en faveur du vaccin contre l'hépatite B, ou plus récemment contre le papillomavirus. Quand le mensonge remplace l'information, la peur prend la place de la réflexion, et le public devient docile.

Sur une cinquantaine de cas de rougeole dans le canton de Vaud à mi-février, la majorité était en relation avec l'école Steiner de Lausanne. Cette école dispense une instruction basée sur la pédagogie des anthroposophes, qui donne plus de place à l'épanouissement de l'enfant. Comme bien d'autres personnes les anthroposophes estiment que la rougeole est non seulement bénigne mais aussi utile au développement immunitaire de l'enfant. Ils souhaitent que leurs enfants fassent la maladie.

Pourquoi stigmatiser l'école Steiner ? Pourquoi parler de gourous, de secte dangereuse. La liberté de penser est-elle dangereuse ?

Ceux qui s'opposent à la vaccination du programme officiel sont persuadés que les effets secondaires sont plus fréquents et plus graves que ne le reconnaissent les autorités sanitaires.

Si le vaccin est efficace, rien ne justifie l'angoisse de ses partisans ni les anathèmes des autorités sanitaires contre ceux qui ont choisi d'exercer leur liberté. Ces derniers sont-ils vraiment égoïstes de préférer les risques de la maladie à ceux du vaccin ?

Si le vaccin devenait obligatoire comme il en est question, alors il serait temps d'imposer, avec sanction à la clef, la déclaration de toutes les pathologies survenant à la suite d'un vaccin, et d‘accepter aussi les déclarations des patients comme cela se fait dans d'autres pays. En outre ces déclaration devraient être examinées par un organisme neutre sans conflit d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Groupe médical de réflexion sur les vaccins ( février 2009 )

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