La maladie
« L'haemophilus influenza type B » est une bactérie courante qui ne provoque souvent aucun symptôme et une personne sur 25 en héberge sans problème dans les muqueuses de son nez et de sa gorge. Mais à l'occasion d'un affaiblissement de l'état général, cette bactérie peut engendrer otite, sinusite, bronchite ou pneumonie. Dans de rares cas, des complications plus sérieuses peuvent survenir, surtout chez l'enfant avant 5 ans ; il s'agit d'une part de la méningite et d'autre part d'une inflammation du larynx (épiglotite)provoquant fièvre, maux de gorge, et suffocation. Toutes ces affections peuvent être
traitées par des antibiotiques.
Le vaccin
Noms de marque : Hibérix®, ACT-HIB®, et dans le vaccin combiné.
Il s'agit d'un vaccin inactivé dont le matériel provient de la capsule de la bactérie.
L'immunisation complète requiert quatre injections si l'on commence le vaccin à deux mois. Après 4 mois deux injections suffisent et une seule est nécessaire après 15 mois.
Ce vaccin ne protège pas contre les autres formes de méningites bactériennes, ni bien sûr contre les méningites virales, mais uniquement contre celles qui sont dues à l'haemophilus du groupe B, soit environ 1 % de l'ensemble des méningites.
Ce que l'on ne vous dit généralement pas
L'utilité du vaccin est limitée, car les complications graves sont rares et le bénéfice de la diminution des méningites à haemophilus est annulé par l'augmentation des méningites à méningocoques et à pneumocoques. De plus la vaccination contre l'haemophilus de type B favorise une sélection des germes et l'on voit apparaître des méningites à haemophilus de type F et E sur lesquelles le vaccin n'a aucune action. Le nombre total de méningites bactériennes n'a donc pas été diminué par ce vaccin.
Si la vaccination diminue la virulence des bactéries, elle n'empêche pas celles-ci de coloniser les muqueuses du nez et de la gorge de la personne vaccinée. Ceci explique le retour d'infections sévères à haemophilus dans des pays où la couverture vaccinale reste pourtant très élevée.
Enfin, certaines études suggèrent un lien entre cette vaccination et l'augmentation de diabète chez le jeune enfant.
Nos recommandations
La décision d'une vaccination contre l'haemophilus doit tenir compte de facteurs
individuels tel l'allaitement du nourrisson qui s'est révélé être un facteur de protection important contre cette infection. D'autre part, la fréquentation précoce d'une crèche augmente légèrement les risques qui restent toutefois faibles, cette affection n'étant pratiquement pas contagieuse.
Si vous décidez de vacciner votre enfant, nous proposons de ne pas le faire avant 4 mois, et si possible pas avant un an, afin de réduire le nombre d'injections.
Référence : Qui aime bien, vaccine peu ! - Edition 2009
Vaccination anti-grippale : information destinée à tous ceux qui hésitent
Vaccin contre la grippe : le croyez-vous efficace ?